
A l’issue des échéances européennes, le Président de la République, Nicolas SARKOZY a confirmé sa volonté de poursuivre et d’accélérer le rythme des réformes.
La réforme des collectivité territoriales s’inscrit dans cette démarche et s’annonce, déjà, comme l’une des plus emblématiques et ambitieuses du mandat présidentiel. Mais chacun le sait : pour qu’une réforme aboutisse, il faut qu’elle soit comprise et concertée. C’est en ayant cette exigence à l’esprit que Marc-Philippe DAUBRESSE, Député-Maire de Lambersart et Bernard GERARD, Député-Maire de Marcq-en-Baroeul, ont réuni, le 1er juillet dernier, en Salle polyvalente de Lompret, plus de 200 personnes pour débattre de la rénovation de nos institutions locales.
A l’écoute de leurs concitoyens et soucieux d’efficacité, ils ont tenu à ce que chaque avis, chaque remarque ou proposition puisse être pris en compte et alimenter le projet de loi qui sera examiné au cours du second semestre 2009, par le Parlement. Marc-Philippe DAUBRESSE estimant que chacun d’entre nous est concerné, ne serait-ce que par ses impôts locaux, et doit être en mesure de prendre une part active au débat.
Durant plus de 2 heures, Marc-Philippe DAUBRESSE et Bernard GERARD se sont donc livrés à un exercice de pédagogie appliquée en présentant de manière simplifiée et accessible à tous, le contenu d’une réforme pouvant apparaître, sous certains aspects, complexe.
Propositions émises par le Comité BALLADUR :
1- Evolution des territoires :
- Réduire le nombre de Régions, sur la base du volontariat des structures existantes afin que celles-ci rassemblent, au moins, 3 à 4 millions d’habitants.
- Achever la carte de l’intercommunalité.
- Simplifier les modalités de fusion et de modifications des limites territoriales entre Départements ou Régions.
2- Elus et Compétences :
- Fusionner les élus départementaux et régionaux et créer des postes de Conseillers territoriaux, clé de voûte de cette réforme. Une élection unique aurait lieu en 2014.
- Descendre chaque collectivité d’une strate d’élus. Ceci pourrait supprimer plusieurs dizaines de milliers d’élus et plafonner le nombre de Vice-Présidents dans les Régions, Départements et Intercommunalités.
- Découper chaque département en plusieurs circonscriptions.
- Elire, pour chacune de ces circonscriptions, tantôt au scrutin de liste (zone urbaine), tantôt au scrutin territorial (zone rurale), des représentants qui siègeraient, à la fois, à la Région et au Département. Notons qu’en zone rurale, les territoires seraient des super cantons peuplés de 20 à 30.000 hbts.
- de limiter les doublons administratifs en attribuant à la Région et au Département des compétences exclusives. Ainsi, le Département, serait-il privé d’intervention dans les domaines du Développement Economique et du Tourisme et on regrouperait, dans les Régions, les compétences des lycées et collèges aujourd’hui séparées.
3- Couple » communes – intercommunalité » :
- Réserver la clause générale de compétences aux communes.
- Simplifier la carte des Syndicats intercommunaux et de faire, éventuellement, disparaître les » Pays « .
- Désigner les membres de l’intercommunalité par fléchage, le jour des élections communales (à l’exception des grandes métropoles).
- Faire élire les Conseils Municipaux des communes de plus de 1.000 hbts, au scrutin de liste.
4- Création de 7 super métropoles :
- Leur transférer les compétences départementales. Le mode d’élection de ces grandes métropoles, dont Lille, restant à déterminer.
- Développer la délégation de compétence afin que sur chaque territoire, cette souplesse permette de trouver l’échelon d’intervention le plus approprié.
5- Fiscalité :
- Faire voter, chaque année, par le Parlement, un objectif annuel de dépenses pour les collectivités locales. Ceci pour permettre aux collectivités de participer, elles aussi, aux efforts de maîtrise des dépenses publiques.
- Remplacer la Taxe Professionnelle par un impôt foncier et une contribution sur la valeur ajoutée des entreprises, et diminuer son montant afin de ne plus pénaliser les entreprises qui embauchent et qui investissent.
Cette présentation, agrémentée d’une projection power-point sur grand écran, n’a pas manqué de susciter l’intérêt d’un auditoire constitué d’un grand nombre d’élus locaux. Les questions ont fusé :
Pourquoi cette réforme ? Comment va-t-elle se décliner sur notre territoire ? Quelle place pour les communes et les intercommunalités ? Faut-il transformer les communautés urbaines en métropoles ? Faut-il réduire le volume des exécutifs des intercommunalités ? Faut-il fondre les Syndicats mixtes dans les intercommunalités ? Que faut-il faire des Pays ? Quels nouveaux liens créer entre Départements et Régions ? Doit-on prévoir une élection unique de Conseillers communs et, si oui, selon quel mode de scrutin ? Faut-il empêcher que certaines compétences puissent être prises par différentes collectivités à la fois ? Comment éviter les doublons entre niveaux de collectivités ? Doit-on limiter les financements croisés entre collectivités locales ? Faut-il limiter le nombre de collectivités locales béénficiaires de chaque impôt ou garder des impôts partagés entre Communes Départements et Régions ? Chaque niveau de collectivités locales doit-il nécessairement bénéficier d’impositions pesant sur les ménages et sur les entreprises ? Comment articuler cette réforme avec la réforme de la Taxe Professionnelle ? Faut-il encadrer l’évolution globale des dépenses des collectivités locales ? Comment y parvenir ? etc…
Autant de questions auxquelles les Parlementaires ont répondu avec précision en s’appuyant sur un constat : le fonctionnement de nos collectivités locales est trop complexe et trop coûteux en raison des doublons, des superpositions et des enchevêtrement de compétences. Il est donc nécessaire de rendre, aujourd’hui, notre système politique local à la fois plus lisible, plus efficace et moins coûteux.
N.B : Marc-Philippe DAUBRESSE et Bernard GERARD vous proposent de poursuivre le débat sur ce sujet en vous inscrivant, auprès de leurs équipes au Banquet Républicain qui aura lieu, le 18 septembre prochain, à Marcq-en-Baroeul, en présence de Dominique PERBEN, Ancien Ministre.